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Spécial rentrée TONEO FIRST : zoom sur la vaccination

Avec la rentrée de vos enfants début septembre et suite à certains drames survenus cet été, en raison d’une forte hausse d’épidémies, il convient de se faire une petite piqûre de rappel sur la vaccination. Et c’est le cas de le dire. Est-ce vraiment nécessaire de se faire vacciner et d’être à jour dans la prise de vaccins ? Faites les bons choix.

 

Spécial rentrée TONEO FIRST : la vaccination

La vaccination : un des changements effectifs pour 2018

Revenons en début d’année. Comme chaque année, de nombreux changements financiers sont à prévoir [VOIR ARTICLE A CE SUJET]. Les mesures de santé relatives à la vaccination concernaient les enfants tout particulièrement. A compter du 1er janvier 2018, le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants nés à partir de cette date est passé de 3 à 11.

La vaccination de nos jours : que faut-il retenir ?

Les 11 vaccins désormais en vigueur

Ci-après la liste de vaccins obligatoires :

  • diphtérie, tétanos, poliomyélite ou DTP ;
  • coqueluche ;
  • infections invasives à l’haemophilus influenzae de type b (pneumopathies, méningites entre-autres) ;
  • hépatite B ;
  • infections invasives à pneumocoque (pneumopathies, méningites entre-autres) ;
  • méningocoque de sérogroupe C (méningites entre-autres) ;
  • rougeole, oreillons et rubéole ou ROR.

Les résidents du département de la Guyane, doivent impérativement se faire vacciner contre la fièvre jaune à partir de 1 an.

Ci-après, la liste des vaccins recommandés :

  • tuberculose ;
  • varicelle ;
  • grippe ;
  • zona ;
  • infections à papillomavirus humains.

Vaccination en vigueur : fréquences d’injection

 

TONEO FIRST : zoom sur la vaccination

 

Ci-après les principaux vaccins (obligatoires ou recommandés et la fréquence des doses à injecter).

 

Vaccins Fréquences
DTP Obligatoire dès la naissance.

Les rappels : 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans.

Coqueluche Obligatoire à 2 mois. L’entourage  du nourrisson est concerné si la vaccination date de plus de 10 ans.
Hépatite B Obligatoire à 2 mois. Non réalisée au-delà des 12 premiers mois, la vaccination peut se faire jusqu’au 15 anniversaire.
Pneumocoque Obligatoire à 2 mois.
Méningocoque Obligatoire à 5 mois. Un rattrapage est possible jusqu’au 24ème anniversaire.
ROR Obligatoire à l’âge de 1 an. Un rappel (2ème dose) est prévu entre le 16ème et le 18ème  mois.
Fièvre jaune Obligatoire pour les résidents de la Guyane et indispensable pour un séjour en zone endémique (Afrique, Amérique du Sud).

L’injection se fait à 10 jours du départ à minima.

Tuberculose (BCG) Recommandé dès la naissance jusqu’à 15 ans pour les enfants exposés à un risque élevé (Ile-de-France, Guyane, parents originaires d’un pays touché par la maladie, précarité du foyer…).
Grippe Recommandé chaque année pour les personnes à risques (enfants dès 6 mois, femmes enceintes, personnes âgées à partir de 65 ans).
Zona Recommandé pour les personnes âgées de 65 ans à 74 ans.
Papillomavirus humains Recommandé pour les adolescentes de 11 à 14 ans. Un rattrapage est possible jusqu’au 19ème anniversaire.

 

Pourquoi se faire vacciner ?

Une des raisons de se vacciner : cas concret illustré

Avant de répondre à cette question, il convient de rappeler la différence entre un vaccin recommandé et un vaccin obligatoire.

A l’époque où le calendrier des vaccins a été instauré – dans les années 1970 –, l’État avait pour vision que la population se serait elle-même engagée à se faire vacciner – et notamment les enfants –  afin de contrer les maladies. Cet acte était considéré comme d’ordre citoyen.  Voilà pourquoi il existe des vaccins recommandés – les plus anciens – et les vaccins obligatoires – par obligation dans le temps et au vu du manque de couverture vaccinale au fur et à mesure des années. Mais attention, cela ne veut pas dire que le vaccin recommandé est moins important que celui obligatoire. Chacun a son importance.

Un exemple concret : la rougeole. La rougeole faisait partie des vaccins recommandés. Et pourtant cette année, 3 cas de morts ont été confirmés : une mère de famille de 32 ans en février, un patient de 26 ans en juin et une jeune fille de 17 ans en juillet. Depuis 2008, c’est le 23ème décès dû à cette maladie qui, pourtant fait partie des plus anciennes… Pour éradiquer cette maladie, il faudrait une couverture vaccinale de 95 % chez le jeune enfant. Bien qu’au moins 70 % des enfants reçoivent déjà les 10 injections étalées sur 2 ans – dispositif en vigueur pour les 11 vaccins obligatoires – et 80 % d’entre-eux, plus de 8 injections, il y a encore, en 2018, des cas de morts.

La vaccination : des réfractaires

Élément majeur de santé publique, la vaccination doit être perçue non pas comme une manne économique pour les caisses de l’État mais comme une véritable geste individuel et collectif. Individuel pour sa santé ou celle de son enfant et collectif pour la protection de communauté, la cité contre d’éventuelles épidémies.

Vaccination, des sanctions face aux risques

Certains parents, ne souhaitant pas par peur vacciner leurs progénitures, sont prêts à falsifier le carnet de santé / de vaccination complet exigé depuis juin 2018.

Malgré certains effets indésirables liés à la vaccination (fièvres, douleurs, allergies, morts à très faible pourcentage), la loi reste claire quant à l’obligation de se faire vacciner pour accéder à la collectivité, la crèche notamment et premièrement.

  • Le refus : si ce refus met le mineur dans une situation périlleuse, ce dernier peut se retourner contre son parent qui pourra écoper de 2 ans d’emprisonnement avec  30 000 € d’amende.
  • Falsification : faite soi-même ou par un professionnel de santé, la falsification fait appel à des poursuites pour « faux » et « usage de faux ».

 

Il existe en Ile-de-France 7 centres de vaccination proposant gratuitement et sur rendez-vous des vaccinations obligatoires et recommandées : DTP, tests tuberculiniques, BCG et grippe. En outre, les vaccins sont les produits de santé les mieux surveillés : tests, production, mise sur le marché et évolution au cours des années. Alors, qu’attendez-vous pour vous faire vacciner ou encourager votre entourage à faire le pas ?

 

Sources : Service-public, Santé Le Figaro, Solidarite-sante.gouv.fr et LCI

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