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Programme social du gouvernement : que retenir ?

Après son programme social relatif aux soins primaires de moins en moins coûteux, TONEO FIRST souhaite faire un zoom sur ce que propose le gouvernement actuel pour faire face aux autres facettes de la précarité en France.

 

TONEO FIRST : que retenir du programme social gouvernemental ?

 

TONEO FIRST : rappel du programme électoral d’Emmanuel MACRON

Revoyons ensemble les projets quant aux problématiques intrinsèquement liées à la précarité et la pauvreté.

 

Contre la pauvreté Alternance et apprentissage Emploi, sécurités professionnelles et contre le chômage Travail et emploi Retraite Outre-Mer
Octroyer à tous un revenu décent

Permettre à tous l’accès à ses droits sociaux

Accéder aux  biens et services essentiels en premier lieu (problématiques relatives au logement et à la santé)

Rendre la formation et l’emploi plus accessible

Accompagner et représenter les plus pauvres

Rendre l’apprentissage plus attractif aussi bien pour les entreprises et que pour les jeunes et plus accessible

Mettre l’alternance au cœur de la qualification professionnelle

Créer une assurance-chômage universelle

Améliorer la qualité de la  formation professionnelle : de la transparence et de l’efficience dans les programmes

Offrir plus de pouvoir d’achat aux actifs

Réduire les frais liés à l’emploi (côté employeurs)

Faciliter la vie des entrepreneurs / auto-entrepreneurs

Lutter contre la précarité en pénalisant certains événements abusifs menant au chômage

Instaurer plus de sécurité aux demandeurs d’emploi

Créer un système universel pour les retraites (sur la base du même calcul)

Rendre transparentes les informations sur ses droits afin de ne plus être dans la peur, dans la crainte

S’acquitter de la « perte des droits » en cas de changement de régime par exemple

Laisser le libre arbitre concernant la date de départ à la retraite

Permettre aux retraités de bénéficier des sommes cotisées, sans prise en compte du parcours professionnel

Ôter les ultramarins de l’isolement géographique via une politique de continuité territoriale

Soutenir l’activité au sein de l’Outre-Mer afin d’endiguer chômage et exclusion

Encourager les jeunes à s’épanouir au travers d’études, d’emplois, de projets

Protéger ces territoires contre la montée recrudescente de la délinquante et la violence

Aider la population à faire face au coût de vie plus élevé qu’en Hexagone

Accorder plus de marge de manœuvre aux collectivités

TONEO FIRST : un bond sur l’actualité macroniste

 

TONEO FIRST : un bond sur l'actualité macroniste

 

Chose promise, chose due : cette mi-septembre, le gouvernement représenté par Édouard PHILIPPE a rendu publique sa Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté. A l’instar de l’éducation commençant dès le plus jeune âge, la stratégie gouvernementale vise les enfants et les jeunes qui représentent l’avenir du pays. Plus tôt ils auront une bonne « situation », plus tôt ils pourront investir et s’engager concrètement dans la mise en marche de la nation française.

 

Programme anti précarité : rappel des chiffres alarmants

Issues de sources officielles (INSEE, DREES, DARES, CREDOC), les données ci-après reflètent la réalité d’une part importante de la population française.

  • 20 ans : période où le taux de pauvreté est en hausse constante
  • 8,8 millions : le nombre de personnes pauvres
  • 3 millions : le nombre de personnes se privant énormément pour « survivre »
  • 3 millions : le nombre d’enfants pauvres
  • 60 000 : mineurs à l’écart des études, formation, emploi
  • 3 000 : jeunes livrés à eux-mêmes, sans aucune solution
  • 20 % : part des jeunes chômeurs

 

Programme anti précarité : quels sont les points clés ?

Face à ce constat plus que déprimant, 5 engagements et 21 actions sont proposés afin de diminuer au maximum les problématiques à la source.

Programme anti précarité : les 5 engagements

  1. Assurer l’égalité des chances dès le plus jeune âge
  2. Garantir au quotidien les droits fondamentaux des enfants
  3. Assurer aux jeunes un parcours de formation
  4. Rendre les droits sociaux plus accessibles, plus équitables et plus engageant vers un retour à l’activité
  5. Investir pour accompagner le plus grand nombre vers un emploi

 Programme anti précarité : les 21 mesures

Afin d’atteindre ces 5 engagements, encore faut-il des actions concrètes, les voilà ci-après.

  1. Développer l’accueil de la petite enfance sur l’ensemble du territoire
  2. Encourager la mixité sociale dès le plus jeune âge
  3. Construire un plan de formation autour de la petite enfance
  4. Accompagner les parents sur l’ensemble du territoire
  5. Protéger les enfants de la rue
  6. Démocratiser l’accès à une alimentation équilibrée pour tous
  7. Favoriser la prévention de la santé
  8. Renforcer les moyens / structures éducatifs au sein des territoires fragiles
  9. Rendre obligatoire la formation jusqu’à la majorité (18 ans)
  10. Soutenir les jeunes dans leur recherche d’emploi (500 000 jeunes entre 2018 et 2022)
  11. Empêcher aux jeunes de se retrouver sans solution (études, formation, emploi)
  12. Garantir un suivi et une insertion professionnelle à 300 000 allocataires par an
  13. Proposer des solutions aux personnes exclues du système (marché du travail)
  14. Renforcer les droits et les devoirs pour un retour à l’emploi
  15. Faciliter l’accès aux droits et services sociaux
  16. Adopter un modèle rendant la reprise d’activité plus attractive
  17. Engager les politiques sociales afin de lutter contre l’isolement et favoriser du lien social
  18. Amener chaque parcours de vie vers une réussite sociale et professionnelle
  19. Engager les entreprises dans la lutte contre la pauvreté
  20. Déléguer certains pouvoirs étatiques aux collectivités au plus proches de chaque besoin spécifique
  21. Débloquer un fond d’investissement social à hauteur de 100 millions d’euros

 

Des contradictions au sein même du système économique et social

Vous l’aurez compris, pour combattre la pauvreté, il est important :

  • d’agir dès le plus jeune âge afin de diminuer les inégalités de destin relatives au foyer social dans lequel un enfant grandit ;
  • de responsabiliser les différents acteurs ;
  • de faire de l’éducation, des études, de la formation et de l’emploi LA solution.

 

Et si les promesses énoncées ne sont pas maintenues ? Que faire ?  Le cas des Outre-Mer et du projet de suppression de l’abattement fiscal est un exemple. Comment aider la population à faire face au coût de vie plus élevé qu’en Hexagone si cet abattement est ôté ? Il semblerait que les 30 à 40 % attribués devraient légèrement diminués, en touchant les « 4 % les plus riches ». Cette somme constituerait un fond d’investissement réinvestis dans des projets ultra-marins. Autrement dit, l’Outre-Mer financera l’Outre-Mer.

Autre point non négligeable sur lequel les spécialistes divergent. Avec la suppression de l’ISF, la déréglementation du marché du travail et l’indexation des prestations sociales sur l’inflation, difficile de croire à cet esprit égalitaire, voire égalitariste qu’il tente d’insuffler à sa politique de lutte contre la pauvreté.

 

Changement de ton et pas de philosophie pour certains, réelle avancée vers un système où le citoyen est aidé et s’engage à son tour à sortir de la pauvreté pour d’autres, il est clair que ces changements sont loin d’être restés sans réaction de la part de la cité française et même des pays étrangers.

 

Sources : Site Officiel du parti En Marche, Dossier de Presse, Martinique La 1ère et Le Monde

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