| Publié dans Non classé

Fans de foot, pourquoi devriez-vous regarder la coupe du monde féminine ?

Du 7 juin au 7 juillet, la France accueille la huitième édition de la Coupe du monde de football féminin. Niveau organisation, le budget est sans commune mesure avec celui des hommes : 35 millions d’euros cet été, contre 9,2 milliards pour le Mondial masculin l’été dernier. Pourtant, l’engouement populaire pour le football féminin ne cesse de croître. La couverture médiatique se rapproche de plus en plus de celle des hommes, la fréquentation des stades est en hausse constante et la France se découvre une âme de supportrice pour la bande de Corinne Diacre, entraîneuse charismatique des Bleues.

Vous hésitez encore à suivre cette compétition qui a débuté vendredi dernier par une victoire de l’équipe de France contre la Corée du Sud ? Voici pourquoi, selon nous, vous devriez la regarder…

 

coupe du monde féminine

 

Parce que l’état d’esprit est meilleur que chez les hommes

Enjeux économiques obligent, le football masculin est régulièrement exposé aux tricheries et aux simulations sur le terrain, aux combats de coqs dans le vestiaire, aux manœuvres politiques au sein des instances dirigeantes et au fossé incommensurable qui sépare les joueurs superstars de leurs supporters. Rien de tout cela chez les filles ou, en tout cas, beaucoup plus rarement.

S’il arrive aux joueuses de protester contre une décision de l’arbitre, elles le font de manière beaucoup plus respectueuse que leurs homologues masculins et on les voit rarement se rouler par terre au moindre contact avec une adversaire. Entre elles et leurs fans, les relations sont plus naturelles et moins condescendantes. Et, entre adversaires, la passion commune pour le foot rassemble bien plus qu’elle n’oppose.

Chez les filles, dont la professionnalisation est plus récente, on trouve encore les traces du bon état d’esprit du sport amateur, cher au baron de Coubertin, créateur des Jeux Olympiques modernes. Une fraîcheur qui est la bienvenue, par contraste avec les scandales à répétition du foot business masculin !

 

Parce que les joueuses sont de véritables sportives de haut niveau

Qu’on ne s’y trompe pas, l’époque du football amateur chez les filles est clairement révolue. Fini les semaines à deux ou trois entraînements après la journée de travail. Aujourd’hui, les footballeuses s’entraînent quotidiennement, dans des infrastructures comparables à celles des hommes et sous les ordres de staffs techniques eux aussi comparables.

En France, la fédération a créé huit pôles régionaux de formation, qui alimentent chaque année les clubs professionnels en nouvelles championnes. Dans ces clubs, elles sont ensuite prises en charge par des techniciens et un personnel soignant aptes à répondre aux exigences du plus haut niveau.

niveau joueuses de foot

Ainsi, lorsque les joueuses accèdent à la médiatisation, elles ont déjà derrière elles un long passé de sportives professionnelles. Avant de se distinguer sur notre petit écran, elles ont travaillé dans l’ombre pendant des années et se sont préparées au mieux pour les grandes échéances.

Preuve s’il en faut de la professionnalisation du football féminin, les anciennes joueuses commencent enfin à accéder aux postes de cadres techniques, qui étaient réservés aux hommes il y a encore quelques années de cela. Corinne Diacre, la coach des Bleues, a même entraîné l’équipe professionnelle masculine de Clermont-Ferrand avant d’être appelée par l’équipe de France.

 

Parce que le jeu est plus créatif

Comme dans tous les sports, il est difficilement envisageable pour les femmes de miser sur les mêmes qualités physiques que les hommes. Pour ce qui est du football, le jeu féminin connaît naturellement un déficit de puissance et d’explosivité par rapport au jeu masculin. Qu’à cela ne tienne ! Les joueuses ont su s’adapter en proposant un jeu plus créatif.

D’un point de vue technique, les différences entre les hommes et les femmes sont aujourd’hui inexistantes. Comme leurs homologues, les joueuses de l’équipe de France ont grandi avec un ballon dans les pieds et elles le manient avec autant d’habileté. Les gestes techniques les plus difficiles, qui étaient encore assez rares dans le foot féminin il y a une dizaine d’années, font dorénavant partie intégrante de la panoplie de toute joueuse internationale.

Le spectacle est donc au rendez-vous. Plus que chez les hommes d’ailleurs… Car la priorité donnée à la créativité laisse plus de place à l’inattendu. Le jeu est moins verrouillé, plus libre, plus surprenant. D’ailleurs, la moyenne de buts par match est supérieure chez les femmes, pour le plus grand plaisir des téléspectateurs.

 

Parce que l’équipe de France fait partie des favorites pour « son » mondial

Actuellement quatrièmes au classement mondial de la FIFA, les Bleues sont données parmi les favorites pour le titre de championnes du monde en 2019. Lors des deux précédentes éditions, en 2011 et 2015, elles ont échoué en demi-finale et en quart de finale. Cette année, le supplément d’âme dont elles bénéficient en jouant à domicile devrait pouvoir leur permettre d’atteindre la finale et de la gagner !

Qui plus est, leurs résultats durant la saison 2018-2019 sont particulièrement encourageants. Elles n’ont en effet connu qu’une seule défaite, 1-0 contre l’Allemagne (2e au classement FIFA) en match amical, et ont remporté toutes leurs autres oppositions, parfois sur des scores fleuves : 4-0 contre le Mexique et le Danemark, 6-0 contre l’Uruguay et le Cameroun, 3-1 contre le Brésil et le Japon… En janvier dernier, elles ont même battu les États-Unis, numéro 1 au classement mondial. Et la victoire nette contre la Corée du Sud en match d’ouverture vendredi dernier poursuit cette dynamique positive.

Autant dire que tous les voyants sont au vert et qu’il est légitime pour les Français de rêver à un deuxième sacre mondial en deux ans. Rendez-vous le 7 juillet à Lyon pour le vérifier !