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Coupe du monde de rugby : les 5 joueurs français qui peuvent faire la différence

Le 20 septembre prochain, débutera au Japon la neuvième Coupe du monde de rugby, compétition qui se déroule tous les quatre ans depuis 1987. L’équipe de France devra en revanche attendre le lendemain, avec son match contre l’Argentine, pour faire son entrée dans cette première Coupe du monde organisée par un pays asiatique.

À quelques jours du premier match, qu’en est-il des chances des Bleus ? Pointant actuellement à la huitième place du classement mondial, la France ne fait clairement pas partie des favoris face à des équipes comme la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, l’Afrique du Sud ou l’Angleterre. Mais l’historique de l’équipe de France en Coupe du monde plaide en sa faveur et pourrait bien nous inciter à revoir à la hausse ses chances de victoire. En effet, n’ayant manqué aucune édition du Mondial depuis 1987, elle a régulièrement obtenu des résultats au-dessus des espérances et, si elle n’a jamais gagné la compétition, elle a tout de même atteint la finale à trois reprises.

Cette année, le groupe France est parti pour le Japon avec un effectif jeune (26 ans de moyenne d’âge) et relativement inexpérimenté. Mais, parmi les 31 joueurs retenus par le sélectionneur, quelques fortes têtes seront là pour canaliser la fougue de la jeunesse et en faire un atout.

Voici donc les cinq joueurs qui font selon nous figure de meneurs et pourraient conduire la France à la victoire, s’ils jouent à leur meilleur niveau.

 

louis picamoles

Louis Picamoles (troisième ligne centre)

Avec ses 33 ans au compteur et ses 79 sélections sous le maillot frappé du coq, Louis Picamoles est indéniablement le joueur le plus expérimenté de cette équipe. Le Montpelliérain n’en est pas le capitaine officiel, mais, que ce soit dans le vestiaire ou sur le terrain, il sait donner l’exemple mieux que quiconque. Évoluant au poste de troisième ligne centre, il est de plus en plus concurrencé par de jeunes Bleus, qui se verraient bien le remplacer à court terme. Cela dit, il devrait, cette année encore, être désigné par le staff comme un titulaire important. En équipe de France depuis 2008, il a déjà participé à deux Coupes du monde : celle de 2011 en Nouvelle-Zélande et celle de 2015 en Angleterre. On voit donc mal Jacques Brunel se passer de son expérience et de la combativité dont il fait preuve à chaque fois qu’il revêt la tunique bleue. Qu’on se le dise, il est le taulier de l’équipe et l’un des meilleurs joueurs du monde à son poste !

 

maxime médard

Maxime Médard (arrière ou ailier)

Joueur polyvalent capable d’évoluer à l’arrière et à l’aile, Maxime Médard fait lui aussi partie des joueurs les plus capés, ayant également franchi la barre des 70 sélections. Formé au Stade toulousain dès l’âge de quinze ans, il n’a jamais quitté les bords de la Garonne, où il est devenu un emblème du fameux « french flair », cette capacité à sentir instinctivement le jeu, à jouer dans les espaces et à se faire des passes rapides que le monde entier nous reconnaît. Fort d’un palmarès à rallonge, il a déjà remporté une Coupe du monde en 2008, mais c’était celle des joueurs de moins de 21 ans… Celui qui évoque le petit coup de pied par-dessus la défense comme son « péché mignon », devrait être le patron de la ligne arrière au Japon. Dans ses grands jours, il est capable de marquer un essai à lui tout seul, par un de ces coups de folie dont il a le secret…

 

Jefferson Poirot

Jefferson Poirot (pilier gauche)

Alors qu’il n’a que 26 ans et ne joue en équipe de France que depuis trois ans, Jefferson Poirot est déjà un meneur incontournable de l’équipe. Pilier, il l’est aux deux sens du terme : par son poste et par son importance sur le terrain. Durant la préparation estivale à la Coupe du Monde, il a d’ailleurs porté le brassard de capitaine à deux reprises. Le poste auquel il évolue le condamne normalement à œuvrer dans l’ombre. Mais, formé comme troisième ligne au début de sa carrière, il dispose de qualités qui lui permettent de se mettre plus en évidence que beaucoup de ses compères de la première ligne, notamment son explosivité, sa vitesse et ses charges destructrices. Il représente l’avenir de l’équipe de France à son poste et serait bien inspiré de faire de cette Coupe du monde le premier grand coup d’éclat de sa carrière internationale.

 

gael fickou

Gaël Fickou (centre)

Ne vous fiez pas à l’âge de Gaël Fickou ! S’il n’a effectivement que 25 ans, il joue déjà en équipe de France depuis sept ans, ayant connu sa première sélection à seulement 18 ans, propulsé à l’époque au rang de future star des Bleus. Du reste, il a déjà porté le maillot de trois monuments du paysage rugbystique français : le RC Toulon, le Stade toulousain et le Stade français. Lors de la Coupe du monde 2015, il avait pris part à deux matchs sous le maillot bleu et, en quatre ans, il est devenu un élément incontournable de la ligne arrière. Son expérience du haut niveau, ses qualités d’appuis, sa créativité et son flegme seront parmi nos atouts les plus chers au Japon.

 

damian penaud

Damian Penaud (centre ou ailier)

Capable de jouer à l’aile comme au centre, Damian Penaud a le rugby dans le sang, puisqu’il est le fils d’Alain Penaud, qui a connu une carrière faste en équipe de France dans les années 90. Considéré comme l’un des plus grands espoirs du rugby français, il n’est pas encore un titulaire indiscutable, notamment à cause de ses relatives faiblesses en défense. Mais nous faisons le pari qu’il a le talent pour être l’une des révélations du Mondial 2019. S’il débute bien la compétition et engrange suffisamment de confiance, ses qualités de vitesse (il a été mesuré à 37 km/h) et de débordement pourraient le hisser au rang de meilleur marqueur d’essais de l’équipe. Tous les grands joueurs ont connu des moments clés dans leur carrière et nous gageons que cette Coupe du monde sera la sienne.

 

Allez les bleus !

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