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Comment améliorer notre impact environnemental : les écogestes au quotidien

Pour respecter l’objectif de la COP 21 de limiter l’augmentation de la température à 2°C d’ici 2100, nous sommes censés réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 4 %. Or, l’évolution de l’empreinte carbone des Français montre que nous sommes à des années lumières de cet objectif. Pourtant, nous pourrions tous introduire plus d’écogestes dans notre quotidien, dont certains auxquels on ne pense pas !

 

écogestes au quotidien

 

Les méthodes de calcul de l’empreinte carbone varient et n’aboutissent pas toutes aux mêmes résultats. Il est donc difficile d’obtenir un chiffre sur lequel tout le monde s’accorde, bien que les estimations de l’empreinte moyenne annuelle des Français fluctuent généralement entre 11 tonnes et 12 tonnes d’équivalent CO2 par personne. Mais, le plus problématique dans cette affaire, c’est que notre empreinte carbone a augmenté d’environ 20 % entre 1995 et 2015, preuve s’il en fallait qu’il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir dans le domaine du développement durable.

Les quatre éléments qui émettent le plus de CO2 dans notre quotidien sont :

  • la voiture
  • la consommation énergétique de notre logement
  • les pratiques numériques
  • l’alimentation.

Quatre aspects sur lesquels il est nécessaire d’agir…

Alors, voici quelques idées d’écogestes à fort impact positif sur l’environnement, que chacun d’entre nous peut mettre en œuvre dans son quotidien sans trop d’efforts !

 

Transports

Ce n’est un secret pour personne, les transports sont la principale source de pollution dans notre vie quotidienne. Et, si les entreprises ont une grande part de responsabilité en la matière, les émissions dues aux véhicules légers des ménages sont à peu de choses près les mêmes. Il devient donc urgent d’adapter notre comportement à l’égard de la voiture et l’on peut agir à deux niveaux :

  • L’achat: en achetant des voitures moins grosses et moins polluantes (voire électriques), mais aussi en gardant plus longtemps une nouvelle voiture au lieu d’en changer tous les deux ou trois ans.
  • L’usage: en privilégiant, lorsque c’est possible, les transports en commun, le vélo ou le covoiturage.

Savez-vous que 58% des Français ayant moins de 1 km pour se rendre à leur travail utilisent la voiture ? Savez-vous par ailleurs que la distance médiane entre notre domicile et notre travail est de 8 km ?

Au vu de ces réalités, il semble évident que beaucoup plus de travailleurs pourraient laisser leur voiture au garage le matin.

Cela dit, le moyen de transport le plus polluant reste l’avion. Un vol Paris-Sydney émet par exemple plus de 6 tonnes de CO2. Il faudrait planter pas moins de 18 arbres pour compenser les émissions de ce seul vol… Pour les trajets intérieurs à la France, il est donc souhaitable de privilégier le train, dont l’impact sur l’environnement est moindre.

 

Consommation énergétique du logement

Dans l’empreinte carbone du logement, on estime que le chauffage représente 68 % des émissions de CO2. Or, en abaissant la température de seulement 1°C, vous diminueriez votre consommation de 10 %. Vous ne vous rendriez pas compte du changement, mais votre facture d’énergie, elle, si !

Pensez également à abaisser la température dans les pièces inutilisées et lorsque vous vous absentez pour plusieurs heures.

Mais le chauffage ne fait pas tout. En remplaçant par exemple vos ampoules par des ampoules basse consommation et vos vieux appareils électroménagers par des appareils de classe A à A++, vous réduiriez considérablement la consommation énergétique de votre logement. Et pour cause, un appareil de classe A consomme trois fois moins que son équivalent de classe C.

Bien sûr, il ne s’agit pas de tout remplacer du jour au lendemain, mais de garder l’idée en tête lorsque que le besoin s’en ressentira.

 

Alimentation

Vous n’auriez peut-être pas imaginé que votre alimentation émettait quasiment autant de CO2 que vos moyens de transport ou votre logement… Et pourtant, c’est le cas.

Or, plus de la moitié de l’impact carbone de l’alimentation est liée à la consommation de viandes, de poissons et de produits laitiers, dont la production est une source importante de pollutions diverses. Autrement dit, arrêter d’en consommer équivaudrait plus ou moins à réduire de moitié l’empreinte carbone de vos trajets en voiture.

Sans aller nécessairement jusqu’au végétarisme, diminuer votre consommation de produits d’origine animale vous permettrait donc de réduire considérablement vos émissions de gaz à effet de serre.

Et, pour compléter cette bonne résolution, vous pourriez également songer à manger plus de produits locaux et de saison. Leur empreinte carbone est bien plus faible que celle des produits qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour parvenir jusque dans notre assiette.

Enfin, ne négligez pas les déchets associés à votre alimentation. Préférez ainsi les aliments vendus en vrac à ceux emballés dans du plastique et songez à composter les aliments qui peuvent l’être.

Tout écogeste est bon à prendre pour rendre notre mode de vie plus durable.

 

Pratiques numériques

Nous avons gardé le plus surprenant pour la fin : les émissions de CO2 liées à notre utilisation d’appareils numériques. Elles sont supérieures aux émissions du transport aérien et ne cessent d’augmenter d’année en année. Au point qu’en 2025, elles pourraient dépasser les émissions de l’automobile.

On entend tellement parler de dématérialisation, qu’on a tendance à ne pas se rendre compte de l’incroyable quantité de matériel énergivore rendue nécessaire par le numérique.

Il faut évidemment penser aux nombreux terminaux connectés que nous utilisons : télévisions, ordinateurs, tablettes, smartphones, assistants vocaux, montres, etc. Savez-vous que l’Américain moyen, qui est le champion toute catégorie, en possède 10 ?

La production de ces appareils consomme énormément d’énergie. Il serait donc judicieux d’en acheter moins, en gardant les nôtres plus longtemps et/ou en les achetant d’occasion. De plus en plus d’entreprises proposent à la vente des appareils reconditionnés… C’est moins cher et cela fonctionne très bien.

Mais il faut aussi penser aux fermes de serveurs informatiques, qui poussent un peu partout pour répondre à la demande croissante de stockage de données. Ces datas centers consomment de l’électricité en grande quantité et sont souvent situés dans des pays ou cette électricité est produite par des centrales à charbon…

Adopter un comportement positif à l’égard de l’environnement passe donc par le fait de limiter notre consommation de données numériques et notre utilisation des réseaux de télécommunication.

Pour cela, on peut notamment faire attention à :

  • Envoyer moins de mails et vider régulièrement notre boîte de réception.
  • Ne pas faire de recherches inutiles sur les moteurs de recherche et utiliser des moteurs écologiques, comme Ecosia.
  • Fermer les onglets inutilisés de notre navigateur.
  • Stocker nos données en local (clé USB, disque dur) plutôt que dans le cloud.
  • Limiter notre consommation de vidéos (surtout en VoD) et désactiver la HD quand elle n’est pas nécessaire.
  • Débrancher notre box la nuit.

 

Voilà déjà de quoi devenir des écocitoyens exemplaires, non ?

Et il existe encore de nombreux autres gestes qui peuvent avoir un impact positif sur l’environnement. Cela dit, si vous parvenez à appliquer ceux qui sont évoqués dans cet article, vous serez déjà beaucoup plus écoresponsable que la plupart des citoyens occidentaux…

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