| Publié dans Consommation et tendances

China Connect : les 5 entreprises chinoises à suivre

Demain (mardi 12 mars 2019), s’ouvrira la 9e édition du China Connect, le plus grand forum européen sur la thématique de l’économie digitale chinoise. Comme tous les ans, de nombreux experts en la matière y prendront la parole devant une audience composée de dirigeants des grandes entreprises occidentales des secteurs du commerce en ligne, du tourisme, de la santé, des banques, de l’automobile, etc. Tous sont concernés par les innovations et la vitalité de leurs homologues chinois.

Cette année, le rassemblement se fera dans un contexte de relatif essoufflement de l’économie chinoise, puisque le pays le plus peuplé du monde a annoncé en 2018 une baisse de sa croissance à 6,40 % de son PIB, chiffre qui, pour certains experts, serait même surestimé.

Malgré cela, l’économie chinoise reste un élément central de l’économie mondiale de demain, comme en témoigne l’excellente santé de ses firmes les plus innovantes. Parmi elles, vous connaissez certainement Huawei, Lenovo ou Alibaba…

Mais connaissez-vous ces cinq nouveaux acteurs en vogue de la digitalisation de la société, qui s’inscrivent parfaitement dans le thème du China Connect 2019, « The Experience Economy » ?

 

china connect 2019

 

TikTok

Également appelée Douyin en chinois, cette application mobile de partage de vidéos est en fait une fusion de deux anciennes applications : ByteDance, le propriétaire de TikTok, et Musical.ly, rachetée en septembre 2016. En 2018, elle a dépassé les 500 millions d’utilisateurs actifs, devenant tout simplement l’application la plus téléchargée dans le monde. Ce nouveau fer de lance des réseaux sociaux permet à ses utilisateurs de réaliser et de diffuser facilement des clips de 60 secondes dans lesquels ils se filment en train de danser sur une chanson pré-enregistrée. Très populaire auprès des jeunes, les célébrités s’en sont rapidement emparées et elle a déjà fait jouer son fort potentiel de viralité en propulsant des inconnus sur le devant de la scène.

Xiaomi

Valorisée à 46 milliards de dollars, cette entreprise spécialisée dans la téléphonie mobile et l’électronique grand public, que l’on qualifie souvent d’ « Apple chinois », est devenue le cinquième constructeur mondial de smartphones. Mais la firme fabrique également des tablettes, des casques et enceintes Hi-Fi ou encore des batteries externes et elle commence à se faire une réputation solide dans le secteur de la maison connectée. Si Xiaomi se positionne comme une marque low cost, son dirigeant n’hésite pourtant pas à lancer ses produits sur scène avec une gestuelle et une manière de se présenter qui rappellent la méthode de Steve Jobs. Et la ressemblance ne s’arrête pas là : ces dernières années, le design de certains de ses produits, fortement inspiré de produits Apple, a soulevé quelques polémiques dans le milieu du high-tech. Une chose est sûre, il va falloir compter avec Xiaomi dans les années à venir !

JD.com

Il s’agit de la deuxième entreprise chinoise de commerce en ligne, derrière l’indétrônable Alibaba.com. Connaissant une progression extrêmement rapide depuis 2017, JD.com a adopté le modèle de market place d’Amazon, en proposant à ses clients des biens qu’il a préalablement acquis et stockés dans ses entrepôts. Depuis deux ans, il s’est implanté en Europe (Paris, Milan, Londres) et aux États-Unis (New-York) dans le but d’attirer sur sa plateforme les grandes marques du secteur du luxe. Mais, à ce jour, son principal fait d’armes reste d’avoir réussi à se hisser en 2018 à la 45e place du classement d’entreprises « Change the World », publié chaque année par la magazine américain Fortune. La raison ? La mise en œuvre d’un système de livraison autonome en zone rurale via des drones-aéronefs. Cette technologie futuriste, déjà opérationnelle en Chine et sur laquelle travaille également Amazon, lui a d’ailleurs permis de signer récemment un partenariat avec Rakuten.

Didi Chuxing

La nouvelle version internationale de Didi Kuaidi s’affirme progressivement comme un acteur central du marché des VTC, dont elle contrôle 90 % en Chine. En 2015, elle a d’ailleurs pris des parts dans la société Lyft, qui est le principal concurrent d’Uber aux États-Unis. Depuis, elle a également investi en Estonie, au Japon, au Brésil et en Inde pour approfondir son développement à l’international.

 

 

Comme son compatriote JD.com, elle a d’ailleurs fait partie en 2018 des trois entreprises chinoises référencées dans le prestigieux classement « Change de World », la troisième étant Alibaba. Le magazine Fortune a ainsi récompensé ses avancées en matière de transport intelligent, notamment dans le développement de solutions innovantes de gestion du trafic.

Qihoo 360

Le logiciel antivirus, le navigateur web et le store d’applications du leader chinois de la sécurité internet rassemblent plus de 500 millions d’utilisateurs à travers le monde. Fondé en 2005, Qihoo 360 a été le premier acteur du web à proposer un antivirus gratuit en Chine. Aujourd’hui, son moteur de recherche est le principal concurrent du géant Baidu et sa valeur boursière est montée à 3,9 milliards de dollars en 2016. Son implantation à l’international est certes encore perfectible, mais il y a fort à parier que c’est le prochain objectif de « 360 », comme on l’appelle en Chine.

 

Applications mobiles, matériel électronique, commerce en ligne, transport intelligent et sécurité internet : les principaux secteurs de l’économie digitale sont donc couverts par ces cinq piliers de l’économie chinoise, qui font partie des têtes de proue vigoureuses sur lesquelles reposent les intérêts futurs de la Chine à l’échelle mondiale. Dans le sillon de leurs aînés, ils œuvrent à développer un tissu économique solide et innovant.

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