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2020 : on vous dit tout sur les années bissextiles !

Nous voilà arrivés en 2020 !

Dans les prochains jours, les décorations de Noël vont pouvoir regagner leurs cartons, les pèse-personnes vont afficher des chiffres peu crédibles, les bureaux vont accueillir les employés qui ont le plus prolongé leurs vacances et on ne parlera bientôt plus des bonnes résolutions prises le 1er janvier…

Or, comme tous les quatre ans, un nouveau sujet alimentera les discussions : le 29 février qui se profile ! Car 2020 est une année bissextile, c’est-à-dire une année qui compte 366 jours et non 365.

Mais connaissez-vous la raison de ce jour supplémentaire ?

Pour vous permettre de prendre la direction des débats en salle de pause, nous vous avons préparé un topo complet sur la question. Attention, il va falloir sortir vos calculettes…

 

années bissextiles 2020

 

Jules César et l’année solaire

L’année solaire correspond au temps que met la Terre pour effectuer une rotation complète autour du soleil. Et cette durée est évaluée à environ 365,2422 jours de 24 heures. Vous l’aurez donc compris, cette durée ne correspond pas à un nombre de jours entier. Elle ne dure ni 365 jours, ni 366, mais un nombre compris entre les deux. D’où la difficulté de fixer pour le calendrier de notre année civile un nombre de jours qui n’introduise pas de décalage sur le long terme avec l’année solaire.

En l’an 45 avant notre ère, Jules César a introduit les premières années bissextiles pour compenser ce décalage. Le calendrier julien, comme on l’appelle aujourd’hui, fixait ainsi l’année civile à 365 jours et introduisait tous les 4 ans un jour intercalaire. Ce jour était alors placé entre le 23 et le 24 février. En prenant en compte ces années bissextiles, le nombre de jour moyen d’une année civile était donc de 365 jours et un quart de jour, soit 365,25 jours.

Entre la durée de l’année solaire et celle de l’année du calendrier julien, la différence ne se constatait donc qu’au niveau des chiffres après la virgule. Mais elle n’en demeurait pas moins importante, puisque, sur 10 000 ans, elle aurait introduit un décalage de 78 jours !

 

Le rattrapage du calendrier grégorien

En 1582, l’adoption du calendrier grégorien a permis à la fois de rattraper le décalage constaté et d’établir une nouvelle règle de calcul pour déterminer si une année est ou non bissextile. Dorénavant, pour être bissextile une année doit donc être :

  • divisible par 4 et non divisible par 100, ou
  • divisible par 400.

Prenons un exemple : 1900, qui est divisible par 4, divisible par 100 et non divisible par 400, n’est pas une année bissextile. En revanche, 2000, qui est divisible par 4 et divisible par 100, mais également divisible par 400 est bien une année bissextile. En revanche 2100 ne le sera pas. 2200 et 2300 non plus. Mais 2400 le sera. Et ainsi de suite…

En gros les années bissextiles tombent tous les 4 ans, sauf une fois tous les 400 ans.

Cette nouvelle méthode de calcul permet d’atteindre un nombre de jours moyen de 365,2425. Ce n’est pas encore parfait, mais cela ne représente plus qu’un décalage de 3 jours tous les 10 000 ans avec l’année solaire.

Vous pensez avoir atteint le point le plus compliqué de la question ? Eh bien non ! Il y a encore une difficulté.

 

La durée de l’année solaire varie en permanence

Pour ajouter encore de la complexité, la durée d’une année solaire varie selon les époques. Certes, de manière presque imperceptible, mais tout de même d’environ 0,5 secondes par siècle.

En début d’article, nous avons évoqué la durée arrondie de cette année solaire (365,2422). Mais, pour être plus précis nous aurions dû donner sa durée véritable, qui est actuellement estimée à 365,2421898 jours.

Cela veut dire que, même si nous parvenions à établir un mode de calcul du calendrier de nos années civiles correspondant parfaitement aux années solaires, la variation de ces dernières finirait toujours par rendre notre calendrier obsolète. L’humanité est donc condamnée à devoir régulièrement « rattraper » le décalage entre ses années civiles et ses années solaires, pour ne pas se retrouver un jour avec les arbres qui perdraient leurs feuilles au mois de mai.

Si compliquées à calculer soient-elles, les années bissextiles ne sont donc qu’une solution approximative et temporaire au problème. Mais, pour certaines personnes, elles introduisent un véritable problème…

 

Ils sont nés un 29 février…

Tous les 4 ans, des bébés naissent un 29 février et la question qui se pose est de savoir quand célébrer leur anniversaire lors des années non bissextiles. Cela peut paraître anecdotique et pourtant, ça ne l’est pas.

En effet, un problème juridique peut se poser lorsqu’il s’agit par exemple de fixer le jour exact où ces personnes atteignent l’âge de la majorité. Mais ceux qui sont concernés par la question rencontrent également de nombreux blocages avec l’administration durant toute leur vie, car les procédures automatisées n’intègrent pas souvent la possibilité d’être né un 29 février…

Alors, 28 février ou 1er mars ? Beaucoup de pays dans le monde ont opté pour la première option, afin d’éviter ce genre de problèmes.

D’ailleurs, vous êtes-vous demandé si vous connaissiez des personnes nées un 29 février ?

Avant de poser la question à votre entourage, il y en a déjà quelques-unes dont vous avez certainement entendu parler : Antonio Sabato, Gérard Darmon, Saul Williams, Dennis Farina, Khaled ou encore Michèle Morgan.

Mais ils sont loin d’être les seuls puisque, tous les 4 ans, ce sont en moyenne 2036 personnes qui naissent un 29 février en France.

À vous de mener l’enquête !

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